Comité citoyen de Saint-Pierre-les-Becquets
Urgence climatique
 

Après plus de 40 ans de laissez-faire, alors que les scientifiques tiraient la sonnette d’alarme sur le réchauffement planétaire causé par les gaz à effet de serre (GES) que génère l’activité humaine, l’urgence d’agir est là.

Si nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants vivent à l’abri des catastrophes naturelles et sociales qu’amènera un bouleversement du climat, c’est maintenant qu’il faut agir. Le temps des demi-mesures et des tergiversations est terminé.

C’est pourquoi le Comité citoyen de Saint-Pierre-les-Becquets appuie sans réserve les initiatives citoyennes visant à diminuer les émissions de GES dans nos communautés, au Québec et au Canada. De même, nous demandons à tous les niveaux de gouvernement et aux entreprises de s’engager fermement et immédiatement dans la voie de la transition écologique visant à s’assurer que l’on atteigne et dépasse nos cibles de réductions des émissions de gaz à effet de serre et que l’on respecte l’Accord de Paris sur le climat.

 
Greta Thunberg, étudiante suédoise et militante pour le climat
Actualités

Inondations rivière St-Charles, 2014
Photo : SPIQ

22 avril 2026 - Le Devoir
Lutter contre la crise climatique ou se condamner à des crises perpétuelles?

Les scientifiques et les écologistes bien au fait des causes et des conséquences du réchauffement planétaire s’inquiètent de plus en plus des reculs, des retards et des discours contradictoires de nos gouvernements face aux dérèglements du climat. Les faits sont toutefois incontestables, affirment-ils en ce Jour de la Terre, quel que soit le contexte international : lutter de façon ambitieuse contre cette crise est essentiel pour protéger les populations et nos économies.
« C’est clair que ça ne va pas bien. Nous sommes dans une période où on remet en question des moyens pour lutter contre le changement climatique », constate Alain Bourque, directeur général du consortium de recherche Ouranos sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques.
« Les progrès sont laborieux depuis déjà quelques décennies, avec des périodes qui semblaient plus propices à l’action climatique. Mais même lors des périodes plus propices, pour la majorité des scientifiques, les actions demeuraient insuffisantes, ajoute-t-il. Il y a aussi des moments, comme à l’heure actuelle, avec les crises internationales, où on revient à des enjeux à très court terme. Comment parler de la fin du monde quand les gens pensent à la fin du mois   »

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

16 avril 2026 - Le Devoir
Le Canada accuse un sérieux retard dans ses engagements climatiques

Pendant que le gouvernement Carney mise plus que jamais sur la croissance de l’industrie des énergies fossiles, le plus récent bilan national des émissions de gaz à effet de serre (GES) démontre que le Canada accuse un sérieux retard dans ses engagements climatiques et que le secteur pétrolier et gazier augmente ses émissions.
Les données fédérales officielles indiquent que les émissions de GES atteignaient 685 millions de tonnes (Mt) en 2024, soit un recul de seulement 10 % par rapport à leur niveau de 2005. Or, la cible officielle du Canada pour 2030 impliquerait une baisse de 40 % à 45 % des émissions par rapport à leur niveau de 2005, ce qui signifierait de ramener le bilan national quelque part entre 417 Mt et 455 Mt.
Sans surprise, l’industrie des énergies représente un poids lourd du bilan des émissions de GES qui alimentent la crise climatique mondiale. En 2024, ce seul « secteur économique » a représenté plus de 30 % de toutes les émissions du pays, devançant le secteur des transports (22 %), lui-même alimenté essentiellement par des énergies fossiles.

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Anomalies annuelles de la température moyenne mondiale par rapport à une base préindustrielle (1850-1900).
Graphique : World Meteorological Organization (WMO)

23 mars 2026 - ONU Info
« La Terre dépasse ses limites » : le climat mondial en état d'urgence

Niveau record de chaleur accumulée sur la planète, température des océans au plus haut, calottes glaciaires au plus bas… La quantité de chaleur accumulée a atteint un niveau record en 2025, avec des conséquences durables pour l’humanité, a averti lundi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
« Le climat mondial est en état d’urgence. La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques clés sont dans le rouge », a alerté le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la publication du rapport annuel de l'OMM sur l’état du climat.
Dans la foulée d’une décennie caniculaire, l’agence météorologique de l’ONU note que le climat de la Terre est « plus déséquilibré qu’à aucun autre moment de l’histoire observée ».

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Vague de chaleur dans le Sud-Ouest américain, mars 2026
Carte : NOAA

20 mars 2026 - lapresse.ca
Sud-Ouest américain - Des records de chaleur enregistrés en mars

La vague de chaleur qui frappe le sud-ouest des États-Unis en mars, fracassant tous les records, est bien plus qu’un simple épisode météorologique extrême. Il s’agit d’un phénomène météorologique extrême d’une ampleur inédite, de plus en plus fréquent à mesure que le réchauffement climatique s’accélère.
Selon les experts, ces phénomènes météorologiques extrêmes, aussi inédits que meurtriers, qui surviennent parfois à des moments inhabituels et dans des lieux inhabituels, mettent davantage de personnes en danger.
Par exemple, le Sud-Ouest américain est habitué à des chaleurs extrêmes, mais jamais avec des mois d’avance. On peut citer le record de température de 43,3 degrés Celsius enregistré jeudi dans le désert de l’Arizona, qui a pulvérisé le record de température pour un mois de mars aux États-Unis.

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Centrale thermique alimentée au charbon de Ratcliffe-on-Soar, près de Nottingham, dans le centre de l’Angleterre
Photo : Gerry Machen via Flickr (CC BY-ND 2.0)

18 mars 2026 - Le Devoir
Au Royaume-Uni, la transition énergétique coûte moins cher qu’un seul choc pétrogazier

Un nouveau rapport indique que, au Royaume-Uni, les dépenses nécessaires pour atteindre la carboneutralité d’ici 2050 seront largement compensées par les bénéfices économiques qui y sont associés.
En fait, selon cette analyse, le coût cumulatif de la transition est inférieur à celui d’un seul « choc » dans le prix des combustibles fossiles, comme celui survenu en 2022 dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Le rapport est signé par le Climate Change Committee (CCC), qui conseille Londres en matière d’action climatique. « Un Royaume-Uni décarboné garantira une plus grande sécurité énergétique et sera moins coûteux à exploiter et à entretenir que le système actuel », y lit-on.
Alors que la guerre au Moyen-Orient fait monter en flèche le prix du pétrole et du gaz, ce qui est ressenti jusqu’au Québec, ce rapport met en évidence la résilience accrue des pays qui optent pour les énergies renouvelables.

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Pattes de girafe près du point d'eau
Photo : Francesco Ungaro via pexels.com (CC0)

12 mars 2026 - Le Devoir
Jusqu’à 75% des espèces animales affectées par les vagues de chaleur, selon une étude

Des milliards de moules carbonisées, des oisillons tombant de leurs nids surchauffés : les vagues de chaleur d’envergure, telle celle connue par l’Amérique du Nord en 2021, entraînent des effets écologiques « en cascade » souvent désastreux mais aussi parfois plus nuancés, indique mercredi une étude scientifique.
La vague de chaleur intervenue du 25 juin au 2 juillet 2021 dans l’ouest de l’Amérique du Nord, alimentée par le changement climatique, a été parmi les plus extrêmes jamais enregistrées à l’échelle mondiale, avec des températures dépassant parfois les 50 °C.
Cette « vague de chaleur a eu des répercussions écologiques considérables, notamment une augmentation de près de 400 % des feux de forêt et des conséquences négatives pour plus des trois quarts des espèces étudiées », indique Diane Srivastava, coauteure de l’étude, parue dans la revue Nature Ecology&Evolution, et professeure au Centre de recherche sur la biodiversité de l’université de Colombie-Britannique.

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Bourdon fébrile
Photo : Dreamdan via Wikimedia (GNU FDL)

12 mars 2026 - lapresse.ca
Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l’hiver dégèle et se gorge d’eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l’Université d’Ottawa.
Les travaux de l’équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les reines peuvent survivre à une immersion pendant plus d’une semaine, un véritable exploit pour un insecte terrestre.
On ne connaît toutefois pas les limites de ces mécanismes de survie. On ne peut donc pas savoir si les bourdons pourront survivre si les changements climatiques provoquent une fonte plus hâtive et des pluies plus abondantes.
« Ça semble contradictoire, mais plusieurs insectes qui vivent sur terre sont capables de respirer sous l’eau, même si généralement ce sont les insectes qui sont liés au milieu aquatique », a dit le professeur Darveau.

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Changements climatiques observés au cours des 2025 dernières années
Graphique : Climate Visuals/ed-hawkins

11 mars 2026 - lapresse.ca
Nouvelle étude - Le réchauffement planétaire s’accélère plus vite que prévu

Les craintes de plusieurs scientifiques se confirment : la planète se réchauffe beaucoup plus vite que prévu depuis 10 ans, conclut une nouvelle étude. Et des données récentes indiquent l’arrivée plus que probable d’un « Super El Niño » de forte intensité d’ici la fin de l’année.
Des scientifiques réputés se sont inquiétés ces derniers mois de voir le réchauffement planétaire s’accélérer davantage. Une étude parue le 6 mars dans la revue Geophysical Research Letters confirme leurs appréhensions : depuis 2015, le rythme du réchauffement planétaire s’est accéléré de façon significative.
Les auteurs de l’étude, le spécialiste des données climatiques Grant Foster et le climatologue allemand Stefan Rahmstorf, rappellent que la planète se réchauffait en moyenne de 0,2 degré par décennie depuis le début des années 1970. Or, depuis 2015, le rythme du réchauffement s’est accéléré à 0,35 degré par décennie, concluent-ils.

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Puit de pétrole en Alberta, Canada
Photo : Kevin He via Wikimedia (CC BY-SA 2.0 DEED)

10 mars 2026 - Le Devoir
L’industrie pétrolière fait pression pour qu’Ottawa adopte les mesures albertaines du méthane

Avec cette méthode, des millions de tonnes de GES en plus seraient relâchés dans l’atmosphère, avertissent des experts.
L’industrie canadienne du pétrole et du gaz mène une offensive discrète auprès d’Ottawa qui se solderait par la fuite de millions de tonnes excédentaires de méthane dans l’atmosphère, avertissent des experts.
L’effort est centré sur une divergence de normes : l’industrie souhaite qu’Ottawa s’appuie sur les mesures albertaines des émissions de méthane plutôt que sur celles du gouvernement fédéral pour évaluer les réductions obtenues dans le cadre de l’entente sur un nouveau pipeline et d’autres soutiens accordés au secteur.
Dans une lettre envoyée fin janvier à la ministre fédérale de l’Environnement, Julie Dabrusin, l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) insiste pour que le gouvernement fédéral « s’appuie exclusivement sur les données provinciales d’émissions » afin de déterminer si l’industrie pétrolière et gazière réduit suffisamment ses émissions de méthane pour atteindre les nouvelles cibles climatiques fédérales.

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10 mars 2026 - lapresse.ca
Réductions de GES au Canada - Avec un nouvel oléoduc, 20 ans d’efforts pourraient être amputés

La construction d’un nouvel oléoduc vers la Colombie-Britannique sans captage et stockage de carbone effacerait environ la moitié des réductions de gaz à effet de serre (GES) générées grâce à la politique climatique du gouvernement fédéral, selon des informations d’Environnement Canada obtenues par La Presse.
Le projet, inclus dans l’entente de principe entre le gouvernement fédéral et l’Alberta signée en novembre, permettrait de transporter au moins un million de barils de pétrole supplémentaires par jour pour l’exportation sur les marchés asiatiques.
L’Inde s’intéresse au pétrole produit par le Canada. Lors de son récent voyage dans ce pays, le premier ministre Mark Carney « a réaffirmé son intention d’élargir l’infrastructure d’exportation de pétrole lourd » vers la région de l’Indo-Pacifique. L’Inde est actuellement le « troisième consommateur mondial de pétrole », a-t-il souligné dans sa déclaration commune avec son homologue Narendra Modi.

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Évolution du niveau moyen mondial de la mer (par rapport à 1880)
Graphique : U.S. Global Change Research Program

5 mars 2026 - lapresse.ca
Évaluation du niveau de la mer. Un angle mort aux conséquences planétaires

La très grande majorité des évaluations scientifiques ont sous-estimé le niveau d’élévation des océans, conclut une étude parue mercredi dans la revue Nature. Conséquence : des millions de gens vivent dans des zones plus à risque qu’ils ne le croient. La montée des eaux provoquée par le réchauffement planétaire pourrait-elle se produire plus rapidement que prévu ?
La hausse du niveau des océans est-elle beaucoup plus élevée que prévu ? À l’échelle planétaire, le niveau de la mer le long des côtes est en moyenne 37 % plus élevé que les estimations actuelles, ont calculé les chercheurs Katharina Seeger et Philip Minderhoud dans leur étude parue dans la revue Nature.

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Graphique des températures anormales de la surface de l'océan Pacifique [ºC] observées pendant El Niño en janvier 1983.
Carte : Maulucioni via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

2 mars 2026 - Le Devoir
El Niño pourrait revenir en 2026 et réchauffer encore plus la planète

Le phénomène climatique naturel El Niño pourrait se reformer durant la seconde partie de l’année 2026 et potentiellement pousser les températures mondiales à de nouveaux niveaux records.
Il y a 50 à 60 % de chances qu’El Niño se développe entre juillet et septembre, estimait en janvier l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).
L’Organisation météo mondiale livrera mardi à Genève sa propre prévision actualisée.

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

13 février 2026 - lapresse.ca
Rapport de l’Institut climatique du Canada. Le pays n’est pas en voie d’atteindre ses cibles environnementales

Une nouvelle étude publiée vendredi par l’Institut climatique du Canada indique que le Canada n’est pas en voie d’atteindre ses cibles climatiques, qu’il s’agisse de l’objectif intermédiaire de réduction des émissions pour 2026, de l’engagement pris dans le cadre de l’Accord de Paris pour 2030 ou même de l’objectif à long terme de carboneutralité d’ici 2050.
Le rapport suggère que le Canada s’est éloigné de ses objectifs climatiques en raison « d’un relâchement des efforts politiques au cours de la dernière année, marqué par la suppression ou l’affaiblissement des politiques climatiques à l’échelle du pays ».
Ce « relâchement » comprend l’élimination de la tarification fédérale du carbone pour les consommateurs, la fin du financement de la rénovation écologique des habitations et l’annulation du plafond des émissions de pétrole et de gaz, précise le rapport. À l’échelle provinciale, l’Alberta et la Saskatchewan ont toutes deux affaibli ou suspendu leurs tarifs du carbone pour les industries, et l’Ontario a abrogé sa loi sur la responsabilisation climatique.

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Réseau autoroutier aux abords des ponts de Québec (QC, Canada)
Photo : Axel Drainville via Flickr (CC BY-NC 2.0 DEED)

12 février 2026 - Le Devoir
Moins de véhicules thermiques au Québec, mais toujours plus de pétrole

Pour la première fois, le nombre de véhicules thermiques marque un léger recul au Québec, selon le rapport L’État de l’énergie au Québec 2026 de HEC Montréal, publié jeudi. La consommation de pétrole continue toutefois d’augmenter.
La 12e édition du rapport annuel illustre que, même si le Québec fait certaines avancées vers un avenir décarboné, les combustibles fossiles jouent encore un rôle majeur (52 %) dans son approvisionnement énergétique.
Le document de référence montre aussi, données à l’appui, que le Québec fait un usage très peu efficace de son énergie, à l’instar du reste de l’Amérique du Nord. La moitié (50 %) de l’énergie est perdue, surtout en chaleur, sans contribuer à l’économie.
Alors que le gouvernement mise sur une « croissance rapide » de la production d’électricité d’ici 2035, les spécialistes qui signent le rapport appellent plutôt à un usage plus intelligent de notre énergie.

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The White House, Washington, DC
Photo : ©Ad Meskens via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

12 février 2026 - Radio-Canada
Trump porte un nouveau coup à la lutte contre les changements climatiques

Donald Trump a annoncé jeudi qu'il va abroger un texte qui sert de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, un revirement majeur auquel s'opposaient les scientifiques et les défenseurs de l'environnement.
Ce retour en arrière, qui sera très probablement contesté en justice, porte un coup non négligeable à l'action climatique des États-Unis, premier contributeur historique d'émissions qui réchauffent la planète.
Nous mettons officiellement fin à ce qu'on appelle le constat de mise en danger ou Endangerment Finding, a annoncé le président républicain à partir de la Maison-Blanche.
Cette révocation met immédiatement fin aux normes d'émissions pour les véhicules et ouvre la voie à l'annulation d'autres réglementations environnementales, notamment en matière de rejets des centrales électriques.

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Glissement de terrain sur la route du lac Cecil, Peace River.
Photo : R. Couture, Ressources naturelles Canada

9 février 2026 - lapresse.ca
Climat - Adapter les infrastructures permettra d’économiser plusieurs milliards, selon une étude

Une étude publiée lundi par l’Institut climatique du Canada avance que les contribuables pourraient économiser éventuellement jusqu’à 10 milliards par année en coûts d’infrastructure, si les gouvernements mettent en place des mesures d’adaptation efficaces aux grandes chaleurs et aux fortes pluies causées par les changements climatiques.
S’il y a une leçon à retenir de la dernière étude de l’Institut climatique du Canada, celle-ci se résume en ces quelques mots : mieux vaut prévenir que guérir.
Le rapport publié lundi matin soutient que les contribuables canadiens vont payer un prix élevé, jusqu’à 14 milliards par année, si les gouvernements n’adaptent pas les infrastructures publiques à l’évolution du climat ou s’ils tardent à le faire.
En revanche, un investissement d’environ 3 milliards par années dans l’adaptation aux changements climatiques pourrait se traduire, sur le long terme, par des économies de 5 à 10 milliards chaque année.

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Papiers White Birch, usine Stadacona, Québec (QC), Canada
Photo : Marc-Lautenbacher via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

22 janvier 2026 - Le Devoir
Québec reporte de cinq ans sa cible d’émissions de GES de 2030

Le gouvernement du Québec reporte sa cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Une décision immédiatement critiquée par son Comité consultatif sur les changements climatiques, qui y voit un inquiétant recul.
Jeudi matin, le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, a annoncé que la cible de réductions des GES prévue pour 2030 — une baisse de 37,5 % sous le niveau de 1990 — était repoussée de cinq ans, à 2035. Le gouvernement dit rester « pleinement engagé » vers la carboneutralité en 2050.
« J’appelle ça du pragmatisme vert. On maintient le cap sur la décarbonation, mais on le fait à un rythme moins rapide, parce qu’il y a beaucoup d’incertitudes économiques », a expliqué le ministre au Devoir, évoquant notamment la renégociation de l’accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. « On veut préserver les emplois. »

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Sécheresse"
Photo : arbyreed via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

20 janvier 2026 - Le Devoir
L’ONU sonne l’alarme sur une «faillite mondiale» de l’eau

Après des décennies de surexploitation, pollution et pressions climatiques, le monde entre dans une ère de « faillite mondiale de l’eau » : les rivières, les lacs et les aquifères s’épuisant plus vite que la nature ne peut les reconstituer, estime un rapport des Nations Unies.
« Les termes “stress hydrique” et “crise de l’eau” ne suffisent plus à décrire les nouvelles réalités mondiales », indique le rapport de l’Institut de l’Université des Nations Unies pour l’eau, l’environnement et la santé.
Ces termes ont été « formulés comme des alertes concernant un avenir encore évitable », mais depuis, le monde est entré dans une « nouvelle phase » et de nombreux systèmes hydriques ont été irrémédiablement dégradés, nécessitant une nouvelle classification, soulignent les chercheurs.

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Neige après le verglas décembre 2013, Québec, Canada
Photo : Mario Hains via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

20 janvier 2026 - Radio-Canada
D’ici 2100, la température moyenne au Québec pourrait augmenter de 6,6 °C en hiver

La température moyenne hivernale pourrait augmenter de 6,6 degrés Celsius d'ici la fin du siècle au Québec, selon des estimations d'Ouranos, un consortium composé de quelque 70 professionnels en sciences du climat et de l'adaptation.
L’Accord de Paris, ratifié en 2015, vise à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 degrés et, si possible, à 1,5 degré.
Mais dans un contexte où la lutte contre les changements climatiques est en perte de vitesse, ce scénario est de moins en moins probable.

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Contenu thermique global des océans dans les 2000 premiers mètres (IAP/CAS)
Graphique : © Yuying PAN et all., Advances in Atmospheric Sciences

19 janvier 2026 - lapresse.ca
Faut-il s’inquiéter du réchauffement des océans ?

Ils absorbent en silence des quantités phénoménales de carbone et de chaleur et régulent le climat de la planète depuis toujours. Mais les plus récentes données montrent que les océans approchent d’un point de saturation, ce qui pourrait accélérer davantage le réchauffement planétaire.
Quelles sont ces plus récentes données ?
Une étude publiée récemment dans la revue Advances in Atmospheric Sciences indique que les océans ont absorbé une quantité record de chaleur en 2025, soit 23 zettajoules. C’est comme si on relâchait chaque seconde dans l’océan 12 bombes atomiques comme celle qui a détruit Hiroshima en 1945, précisent les auteurs de l’étude. Concrètement, les océans ont donc absorbé l’énergie équivalente à celle de 378 millions de bombes atomiques pour la seule année 2025.

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The White House, Washington, DC
Photo : ©Ad Meskens via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

17 janvier 2026 - Le Devoir
Trump s’apprête à abroger le fondement des règlementations climatiques américaines

Sa révocation imminente éliminera l’autorité sur laquelle s’appuyait l’EPA pour promulguer ces réglementations.
Le gouvernement de Donald Trump s’apprête à abroger un texte datant de Barack Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis.
Appelée constat de mise en danger (« Endangerment finding »), cette décision de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) avait été adoptée en 2009. Elle stipule que six gaz à effet de serre sont dangereux pour la santé publique et tombent donc dans le périmètre des polluants réglementés par l’agence fédérale.

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Anomalies annuelles de la température de l'air en surface à l'échelle mondiale (°C) par rapport à la période préindustrielle de référence de 1850-1900, de 1967 à 2025
Graphique : Copernicus C3S/ECMWF

13 janvier 2026 - lapresse.ca
2025 parmi les années les plus chaudes. « Un cap que personne ne souhaitait franchir »

Alors que plusieurs nations, dont le Canada, mettent de côté leurs ambitions climatiques, la planète continue de se réchauffer et la tendance pourrait difficilement être plus claire. Selon le plus récent bilan de l’agence européenne Copernicus, les 11 dernières années ont été les plus chaudes depuis l’ère préindustrielle. Retour sur 2025 en cinq chiffres.
1,47 °C
Comme on s’y attendait, 2025 se classe au troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température moyenne de 1,47 °C au-dessus du niveau observé au début de l’ère préindustrielle. De plus en plus de scientifiques sont maintenant persuadés qu’il sera pratiquement impossible de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C, comme le prévoit l’Accord de Paris adopté en 2015. Limiter le réchauffement à 2 °C n’est pas hors de portée, mais cette cible est de moins en moins réaliste, à moins que les nations ne réduisent rapidement leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

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29 décembre 2025 - Le Devoir
Selon les scientifiques, 2025 a été l’une des trois années les plus chaudes

C’est aussi la première fois que la moyenne des températures sur 3 ans dépassait le seuil fixé par l’Accord de Paris.
L’aggravation du changement climatique due aux activités humaines a fait de 2025 l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, selon les scientifiques.
C’était également la première fois que la moyenne des températures sur trois ans dépassait le seuil fixé par l’Accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement à 1,5 ºC maximum depuis l’ère préindustrielle. Les experts affirment que maintenir la Terre en dessous de cette limite pourrait sauver des vies et prévenir une catastrophe environnementale à l’échelle mondiale.
L’analyse des chercheurs de World Weather Attribution, publiée mardi en Europe, intervient après une année marquée par des conditions météorologiques extrêmes et dangereuses, conséquences du réchauffement climatique.

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Répartition des émissions annuelles de gaz à effet de serre au Québec en 2023, par secteur et sous-secteur
Graphique : Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

20 décembre 2025 - Le Devoir
Les secteurs du transport et de l’industrie plombent le bilan climatique du Québec

Les émissions de GES des Québécois sont nettement trop élevées pour contribuer à freiner le réchauffement planétaire.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec se chiffraient à 78 millions de tonnes en 2023, selon le plus récent bilan officiel disponible, publié vendredi. À eux seuls, le secteur des transports et celui de l’industrie représentent les trois quarts des émissions de la province. Le gouvernement Legault confirme par ailleurs que la cible de réduction des GES pour 2030, qui sera déterminée d’ici la fin de l’année, sera annoncée en janvier.
Les plus récentes données permettent de constater que les émissions de GES de la province avaient diminué de 19,7 % en 2023, par rapport au niveau de 1990, en tenant compte de l’effet du marché du carbone. Sans inclure cet outil économique, les réductions atteignaient 8,5 %.
La cible actuelle, qui est une obligation légale inscrite dans la Loi sur la qualité de l’environnement, prévoit un recul de 37,5 % d’ici 2030, toujours par rapport au niveau de 1990.

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Répartition des émissions de GES du Canada par secteur économique (2023)
Graphique : Environnement et Changement climatique Canada

17 décembre 2025 - Le Devoir
Le Canada ratera ses cibles climatiques de 2030 et 2035

Même s’il répète qu’il met tout en œuvre pour lutter contre la crise climatique, le gouvernement fédéral est bien engagé sur la voie de l’échec pour au moins la prochaine décennie, selon un nouveau rapport publié en douce mercredi par le ministère de l’Environnement. Sans surprise, le secteur des énergies fossiles, que le premier ministre Mark Carney soutient sans réserve, plombe plus que jamais le bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le Rapport d’étape 2025 sur le Plan de réduction des émissions pour 2030, un document technique de près de 300 pages, dresse un bilan de l’action climatique du gouvernement fédéral et de la situation des différentes provinces du pays, en plus de présenter les « projections » des émissions de GES pour les prochaines années.
Bien que le gouvernement Carney répète qu’il demeure engagé en faveur de l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050, tout indique que le pays ratera les cibles fixées pour 2030 et 2035. Ces objectifs devaient placer le pays sur la voie qui doit le conduire à la carboneutralité, comme il s’est engagé à le faire dans le cadre de l’Accord de Paris.

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Bulletin de l'Arctique : Signes vitaux avec une sélection de tendances et d'observations notables.
Source : NOAA

16 décembre 2025 - TVA Nouvelles
Changements climatiques: l'Arctique enregistre l'année la plus chaude de son histoire

L'Arctique a vécu son année la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) paru mardi, qui dresse un tableau alarmant de cette région particulièrement soumise aux effets du réchauffement climatique.
Entre octobre 2024 et septembre 2025, les températures ont été supérieures de 1,60 °C à la moyenne enregistrée entre 1991 et 2020, selon le rapport annuel sur l'Arctique qui s'appuie sur des données remontant à 1900.
Tom Ballinger, co-auteur de l'étude, de l’Université d’Alaska a déclaré à l’AFP qu’il était «alarmant» de voir un tel réchauffement sur une période aussi courte, qualifiant la tendance d'«apparemment sans précédent à l'époque récente et peut-être depuis des milliers d’années».
L'année analysée par la NOAA comprend l'automne le plus chaud, le deuxième hiver le plus chaud et le troisième été le plus chaud en Arctique depuis 1900.

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Vue depuis le Storglaciären sur le glacier avec les deux sommets du Kebnekaise derrière.
Photo : Leonhard Lenz via Wikimedia (CC0 1.0)

15 décembre 2025 - lapresse.ca
Réchauffement climatique - Des milliers de glaciers menacés de disparition chaque année

Des milliers de glaciers disparaîtront chaque année au cours des prochaines décennies et seule une fraction pourrait survivre à la fin du siècle à moins que le réchauffement climatique ne soit freiné, affirme une étude publiée lundi.
Les mesures prises par les gouvernements en matière de changement climatique pourraient déterminer si le monde perdra 2000 ou 4000 glaciers par an d’ici le milieu du siècle, selon cette étude publiée dans la revue Nature Climate Change et dirigée par le glaciologue Lander Van Tricht.
Quelques degrés pourraient faire la différence entre la préservation de près de la moitié des glaciers du monde en 2100 et celle de moins de 10 %.
« Nos résultats soulignent l’urgence d’une politique climatique ambitieuse », est-il écrit dans cette étude.

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

2 décembre 2025 - Radio-Canada International
L’APN exige le retrait de l’accord sur le pipeline, Carney annonce un sommet

Alors que l'Assemblée des Premières Nations (APN) l'appelle à renoncer à son protocole d’entente avec l'Alberta pour la construction d’un oléoduc, le premier ministre Mark Carney a annoncé la tenue d'un sommet national entre le fédéral, les chefs des Premières Nations et les premiers ministres des provinces et des territoires au début de 2026.
Il en fait l’annonce dans un discours fort attendu devant des centaines de chefs des Premières Nations réunis à Ottawa cette semaine. « Vous en déterminerez l'ordre du jour », a ajouté M. Carney sous les applaudissements.
L’unité, la coopération et l’importance du consentement libre, préalable et éclairé des communautés étaient au cœur de son allocution qui survient dans un contexte de tensions croissantes.

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27 novembre 2025 - Le Devoir
Le Canada laisse-t-il tomber sa lutte contre la crise climatique?

Même si les scientifiques répètent depuis plusieurs années que la sortie rapide des énergies fossiles est essentielle pour éviter le naufrage climatique de l’humanité, le gouvernement Carney a choisi d’augmenter la production de pétrole et de gaz, de renoncer à plafonner les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie et de faciliter leur exportation. Le Canada a-t-il laissé tomber la lutte contre les dérèglements du climat ?
« Oui, le Canada a abandonné la lutte contre le réchauffement de la planète », répond sans détour Catherine Potvin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’atténuation des changements climatiques et la forêt tropicale et membre de l’Académie des sciences du Canada. « C’est décevant de la part du gouvernement fédéral, et c’est consternant, parce que ce n’est pas soutenable pour l’avenir d’augmenter la production d’énergies fossiles. C’est impossible », ajoute-t-elle.
Mme Potvin rappelle d’ailleurs que l’ensemble de la communauté scientifique est formel : il est impossible de limiter le réchauffement planétaire à un seuil viable sans réduire rapidement notre dépendance à ces ressources, qui produisent de plus de 75 % des émissions mondiales de GES.

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Bilan GES et réductions visées pour atteindre la cible de 2030, Québec
Graphique : Comité consultatif sur les changements climatiques

26 novembre 2025
Philippe Mercure, chroniqueur, lapresse.ca
On a posé la question pour vous. Atteindre notre cible climatique coûterait-il vraiment 38 milliards ?

Le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, le répète sur toutes les tribunes : si le Québec veut atteindre la cible climatique qu’il s’est fixée pour 2030, cela coûtera 38 milliards de dollars aux Québécois.
D’où la volonté du ministre, on le comprend entre les lignes, de revoir cette cible à la baisse.
Des consultations sont en cours ces jours-ci à Québec concernant la révision obligatoire de cette cible. Faut-il conserver l’objectif de réduire nos émissions de 37,5 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 ? Être plus ambitieux ? Moins ?
C’est dans ce contexte que la somme de 38 milliards circule. Or, 38 milliards, c’est beaucoup de bidous.
D’où sort ce chiffre ? Est-il réaliste ? J’ai voulu fouiller la question. Et en parlant avec des experts, j’en conclus qu’il est considérablement gonflé.

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Conférence d'ONU Climat, Belém, Novembre 2025

24 novembre 2025 - Radio-Canada
Climat : l’accord édulcoré de Belém

À la COP30, les pays ont une fois de plus échoué à s’attaquer à la cause principale des changements climatiques : les énergies fossiles. Mais ce sommet n’est pas qu’un échec pour autant.
« Dans mon pays, quand vous avez une maison sur la côte, vous avez de bonnes chances de la perdre. Des gens meurent par dizaines quand les cyclones frappent notre île. »
Alors que les représentants de 194 pays présents à la COP30 débattaient de la pertinence d’inclure ou non dans le texte final du sommet l’expression « combustibles fossiles », Loubna Hamadi, négociatrice pour les Comores, un petit archipel de l’océan Indien, me rappelait les raisons pour lesquelles elle se battait à cette COP : la vie de ses concitoyens.
Quand le centre des conférences de Belém a pris feu, jeudi dernier, d’aucuns y ont vu un symbole fort : une COP en feu qui tente de guérir les symptômes d’une planète en feu.

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La carte du monde présente les résultats agrégés et la performance globale des pays évalués dans le cadre du CCPI.
Carte : © Germanwatch

19 novembre 2025 - Le Devoir
Le Canada au bas du classement de l’Indice de performance climatique

Seuls les Émirats arabes unis, la Russie, les États-Unis, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Corée du Sud font pire.
Le Canada occupe le 61e rang sur 67 du classement de l’Indice de performance climatique (IPC) 2026, publié par les organisations Germanwatch, le Réseau action climat et NewClimate Institute, mardi.
Le Canada a amélioré son classement d’une position dans la dernière année, passant du 62e au 61e rang.
« Mais ce changement de rang ne s’explique absolument pas par une meilleure performance », a souligné Emilie Belliveau, qui a contribué à l’évaluation du Canada.
« Notre rang a changé en raison de la détérioration des performances de pays comme les États-Unis et la Russie », a ajouté la responsable du programme de transition pour le groupe Environmental Defence.
Le Canada continue de recevoir une note « très faible » dans les catégories « émissions de GES » et « énergies renouvelables et consommation d’énergie », et une note « faible » dans la catégorie « politique climatique ».

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

12 novembre 2025 - lapresse.ca
Les émissions de CO2 liées aux énergies fossiles vers un nouveau record en 2025

Les émissions de dioxyde de carbone issues des énergies fossiles devraient atteindre un nouveau record en 2025, selon une étude scientifique de référence qui confirme jeudi qu’il sera quasiment « impossible » de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5 °C.
Selon le Global Carbon Project, mené par 130 scientifiques internationaux et publié comme chaque année alors que les nations sont réunies pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP30), les émissions de CO2 issues du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront supérieures en 2025 de 1,1 % à celles de l’année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).
« C’est plus que la moyenne de progression annuelle de ces 10 dernières années, qui était de 0,8 % », note l’étude, indiquant que ces émissions sont maintenant 10 % plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2015, année de l’accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2 °C voire 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle.
Même si les émissions ont baissé dans plusieurs pays, notamment sous l’effet du développement des énergies renouvelables, de l’électrification des véhicules ou de la baisse de la déforestation, « collectivement, le monde n’est pas à la hauteur », a souligné Glen Peters du Centre pour la recherche internationale sur le climat.
« Chacun doit faire sa part, et tous doivent faire davantage ».

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Un climatiseur posé à même le sol, à l'extérieur.
Photo : Douglas Paul Perkins via Wikimedia (CC BY 3.0)

11 novembre 2025 - Le Devoir
La demande en climatisation devrait tripler d’ici 2050

Face à la multiplication des vagues de chaleur, la demande d’appareils de climatisation pourrait plus que tripler dans le monde d’ici 2050, prévient le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), appelant à l’adoption de solutions de refroidissement moins polluantes.
L’étude Global Cooling Watch 2025, publiée lundi par le PNUE en marge de la COP30 à Belém, au Brésil, révèle que « la demande en climatisation pourrait plus que tripler d’ici 2050 si les tendances actuelles se maintiennent. »
Cette augmentation « serait due à la croissance démographique et à l’accroissement des richesses, à la multiplication des épisodes de chaleur extrême et à l’accès croissant des ménages à faibles revenus à des systèmes de refroidissement plus polluants et moins performants », souligne l’organisation.
En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre liées à la climatisation « doubleraient presque (en 2050) par rapport aux niveaux de 2022, atteignant environ 7,2 milliards de tonnes d’équivalent CO2 d’ici 2050 », prévoit le PNUE.

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Papiers White Birch, usine Stadacona, Québec (QC), Canada
Photo : Marc-Lautenbacher via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

11 novembre 2025 - Radio-Canada
Québec doit revoir ses cibles climatiques à la hausse et créer des budgets carbone

Le Comité consultatif sur les changements climatiques avise le gouvernement qu'en raison de l’ampleur de la crise climatique, le Québec « ne peut pas se permettre de reculer en réaction à des circonstances conjoncturelles » et doit conserver, au minimum, la cible de réduction de 37,5 % de GES pour 2030 et devancer l'atteinte de la carboneutralité à 2045.
Ce sont 2 des 11 recommandations qui figurent dans le huitième avis du Comité consultatif sur les changements climatiques remis au ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, qui doit bientôt présenter les nouvelles cibles climatiques du Québec.
L’avis, demandé par le gouvernement Legault, comprend également la mise en place de budgets carbone quinquennaux.

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Inondations rivière St-Charles, 2014
Photo : SPIQ

11 novembre 2025 - Radio-Canada
Le réchauffement climatique menace la prospérité des villes canadiennes

Les feux de forêt, les inondations, les ouragans et autres événements climatiques risquent de mettre à rude épreuve les économies locales, selon un nouveau rapport.
Face à des événements climatiques extrêmes qui coûteront de plus en plus cher, la croissance économique des villes va chuter d’ici la fin du siècle, selon un nouveau rapport de la firme de modélisation américaine First Street. Au Canada, c’est Winnipeg qui risque de basculer dans le rouge en premier, soit dans moins de 30 ans.
« Notre but était de voir, quand on analyse ce qui attire les gens dans une ville ou ce qui les éloigne, comme le coût du logement, les possibilités d’emploi, les infrastructures et la qualité de vie, quel impact peut avoir le climat sur cette attractivité », explique le cofondateur de First Street Jeremy Porter, qui a piloté cette étude.
À Winnipeg, les risques climatiques pourraient dépasser la capacité économique d’adaptation dès 2055, révèle le rapport The Resilience Spread: How Climate Change Is Reshaping Regional Economies, obtenu par Radio-Canada.

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8 novembre 2025 - Le Devoir
Un Québec bouleversé par un climat perturbé

Le Québec de 2050 sera différent de celui qu’on connaît aujourd’hui. Plus les années vont passer, plus les impacts de la crise climatique vont bouleverser notre quotidien et provoquer des drames humains. Vagues de chaleur, inondations, feux de forêt, précipitations extrêmes, sécheresses, tempêtes, érosion côtière, propagation de maladies… les menaces sont bien réelles et de mieux en mieux connues, mais les moyens nécessaires pour y faire face ne sont pas encore au rendez-vous.
« Je ne veux pas être pessimiste, mais nous avons encore énormément de rattrapage à faire », résume Philippe Gachon, professeur au Département de géographie de l’UQAM et spécialiste des enjeux climatiques. « Nous ne sommes pas prêts. Nous ne serons pas prêts. Chaque fois qu’un nouveau phénomène se produit, nous sommes pris de court. On fait de la gestion de crises, parce qu’on attend qu’elles se produisent avant de réagir. »

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The White House, Washington, DC
Photo : ©Ad Meskens via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

4 novembre 2025 - lapresse.ca
Émissions planétaires de GES. Donald Trump efface les (maigres) progrès du monde

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) commenceront bientôt à diminuer, ce qui réduira la hausse de la température planétaire, montre un rapport des Nations unies. Mais le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat effacera une bonne partie de ce gain. Résumé.
0,3 °C de moins
La température moyenne de la Terre augmentera de 2,5 degrés Celsius (°C) d’ici 2100 si l’ensemble des nouveaux engagements climatiques des pays du monde sont mis en œuvre. C’est ce que révèle le rapport 2025 sur l’écart entre les besoins et les projections en matière de réduction des émissions (Emissions Gap Report, en anglais) du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), publié mardi. C’est 0,3 °C de moins que les prévisions d’il y a un an, qui anticipaient une hausse de 2,8 °C. Ce calcul repose sur l’analyse des « contributions déterminées au niveau national » les plus récentes, qui sont le plan de lutte contre les changements climatiques que les pays membres de l’Accord de Paris sur le climat doivent produire tous les cinq ans. L’écart se réduit, « mais demeure large », constate le rapport, intitulé « hors cible ».

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Mine 5, sables bitumineux, Shell Jackpine
Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)

30 octobre 2025 - Radio-Canada
Les « bombes carbone » du Canada : quand les énergies fossiles font boum

Le Canada compterait désormais 14 « bombes carbone » sur son territoire, situées surtout en Alberta et en Colombie-Britannique.
Selon les organisations Lingo, Data for Good, Reclaim Finance et Éclaircies, établies notamment en Europe et au Canada, il y aurait en tout 601 « bombes carbone » sur la planète.
Une carte interactive de ces projets qui ont le potentiel, selon les quatre organisations, « d’enfermer l’humanité dans un dérèglement climatique irréversible » et qui « menacent les conditions de vie sur Terre » a été publiée lundi sur le site CarbonBombs.org.

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he Lancet Countdown

28 octobre 2025 - lapresse.ca
Rapport de The Lancet. L’inaction contre le changement climatique cause « des millions de morts »

Canicules, sécheresses, pollution aérienne… Les effets du réchauffement climatique sur la santé continuent à s’aggraver dans le monde, avec des millions de morts à la clé, prévient mercredi un rapport annuel publié par la revue médicale The Lancet.
« Le changement climatique menace la santé à un niveau sans précédent », résume le The Lancet Countdown, rédigé chaque année à partir de l’état général des connaissances scientifiques par une centaine de chercheurs internationaux coordonnés par l’University College London, en lien avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Ce message prolonge celui des précédentes éditions alors que les températures mondiales moyennes ne cessent d’augmenter, une tendance alimentée par l’usage d’énergies fossiles qui a franchi un nouveau record en 2024.

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Solvathon 2025, McGill University

26 octobre 2025 - lapresse.ca
La désinformation climatique cause des inquiétudes dans les milieux scientifiques

Le rôle des grandes plateformes numériques et ceux de l’intelligence artificielle et de l’administration Trump dans la désinformation climatique étaient au cœur des inquiétudes soulevées par des scientifiques invités à une conférence organisée cette semaine par L’École d’environnement Bieler de l’Université McGill.
L’extraction et la combustion de combustible fossile sont à l’origine d’une crise mondiale qui menace nos sociétés, il suffit donc « d’arrêter d’extraire et de brûler des combustibles fossiles, ce n’est pas si difficile », a lancé le scientifique américain Michael E. Mann aux physiciens, climatologues, étudiants, professeurs et autres chercheurs réunis jeudi à l’évènement appelé « Solvathon 2025 : naviguer dans les faits environnementaux dans une société post-vérité ».
Si la « simple solution » d’arrêter de brûler des combustibles fossiles est si complexe à appliquer selon le climatologue et géophysicien Michael E. Mann, c’est parce qu’un groupe concerté « d’acteurs malveillants » utilisent la désinformation pour protéger leurs intérêts économiques.

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Prévisions pluriannuelles de la température moyenne mondiale près de la surface par rapport à 1850-1900
Graphique : Organisation météorologique mondiale

25 octobre 2025 - Radio-Canada
La planète à l’heure des reculs sur le climat

La lutte contre les changements climatiques est en perte de vitesse. Un peu partout dans le monde, les États se désengagent les uns après les autres. Dix ans après la signature de l’Accord de Paris, les répercussions mondiales de ces reculs suscitent des craintes.
Il est difficile d'imaginer un symbole plus frappant du sort réservé à la politique climatique des États-Unis que la démolition de l'aile est de la Maison-Blanche cette semaine par Donald Trump. En quelques coups de pelles mécaniques, un pan entier de la « maison du peuple » s'écroulait.
Une destruction qui fait écho au démantèlement rapide par le président américain des lois et des institutions destinées à protéger l’environnement et le climat.
En matière d’environnement, il est toujours plus facile de défaire que de construire.
Tout le monde s’attendait à ce que Donald Trump ralentisse la lutte climatique aux États-Unis et qu'il favorise les énergies fossiles. Mais personne n’imaginait qu’il allait carrément la pulvériser, morceau par morceau.

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22 octobre 2025 - Le Devoir
Le dépassement de l’objectif de 1,5°C est «inévitable», selon le chef de l’ONU

L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle sera inévitablement dépassé ces prochaines années, a admis mercredi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à un mois de la tenue de la COP30 au Brésil.
« Une chose est claire : nous ne parviendrons pas à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C dans les prochaines années », a déclaré M. Guterres devant l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies à Genève, soulignant que « le dépassement est désormais inévitable ».
Contenir le réchauffement de la planète à + 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) est l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de 2015.

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Ferry et transport de fret au large de la Corse. Ces photos ont été prises à l'occasion de la campagne DCE 5 (Directive Cadre sur l'Eau), en juillet 2018.
Photo : Olivier Dugornay via Wikimedia (CC BY 4.0)

17 octobre 2025 - lapresse.ca
Décarbonation des bateaux. Washington saborde l’accord mondial

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) ont repoussé vendredi d’un an leur décision sur l’adoption d’un plan mondial destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre des navires, une victoire diplomatique pour les États-Unis, catégoriquement opposés au projet.
Ce report fait suite à une semaine chaotique de tractations à Londres, pendant laquelle Washington, avec le soutien de l’Arabie saoudite, la Russie et d’autres pays producteurs de pétrole, a cherché à tout prix à faire capoter le texte, allant jusqu’à menacer de sanctions les pays qui y sont favorables.
Ce plan ambitieux, dont le principe avait pourtant été approuvé en avril, doit permettre au secteur, extrêmement polluant, de prendre un virage climatique historique en contraignant les navires à réduire progressivement leurs émissions dès 2028, jusqu’à décarbonation totale vers 2050.

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Vue de la canopée de la forêt Daintree, Australie
Photo : Dinkum via Wikimedia (CC0 1.0)

16 octobre 2025 - lapresse.ca
Les forêts tropicales d’Australie ne sont plus un puits de carbone

Les forêts tropicales d’Australie sont les premières au monde à émettre plus de dioxyde de carbone qu’elles n’en absorbent, révèle une étude parue mercredi dans la revue Nature, établissant un lien entre ce phénomène « très préoccupant » et le dérèglement climatique.
Généralement, les forêts tropicales sont considérées comme des puits de carbone, essentiels, absorbant d’énormes quantités de gaz à effet de serre.
Certaines études prévoient qu’une augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère pourrait stimuler la croissance des forêts en fournissant aux arbres davantage de carburant essentiel à la photosynthèse.
Mais de nouvelles recherches montrent que les températures extrêmes ont davantage entraîné leur mort, les forêts tropicales du nord de l’Australie devenant des émetteurs nets de carbone.

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Concentration moyenne mondiale de CO2 (a) et son taux de croissance (b) de 1984 à 2024.
Graphique : Organisation météorologique mondiale (OMM)

15 octobre 2025 - Le Devoir
Hausse record de concentration de CO2 dans l’atmosphère en 2024, alerte l’ONU

Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ont connu une hausse record en 2024, a averti l’ONU mercredi, montrant du doigt les activités humaines et appelant à une action urgente pour réduire les émissions.
Par rapport à 2023, la concentration moyenne mondiale de CO2 a enregistré l’année dernière sa « plus forte hausse depuis le début des mesures modernes en 1957 », a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM), précisant que les niveaux des trois principaux gaz à effet de serre — CO2, méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N20) — ont chacun atteint de nouveaux records.
Dans son bulletin annuel, l’OMM précise que les émissions continues de CO2 provenant des activités humaines et de la multiplication des feux de forêt sont responsables de cette augmentation, de même que la réduction de l’absorption du CO2 par les « puits » tels que les écosystèmes terrestres et les océans dans ce qui menace de constituer « un cercle vicieux du climat ».

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La côte antarctique au voisinage de Port-Martin, en terre Adélie
Photo : Pepys via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

3 octobre 2025 - lapresse.ca
Réchauffement - climatique L’Antarctique subit des effets similaires à ceux du Groenland

Fonte plus rapide, déversement de glace dans l’océan : les effets du réchauffement en Antarctique rappellent de plus en plus ceux observés en Arctique, ce qui peut avoir des effets néfastes sur le niveau des mers, alertent vendredi des chercheurs danois.
« L’Antarctique a longtemps été considéré comme plus stable que l’Arctique, mais aujourd’hui, la situation a changé : la banquise disparaît, les températures augmentent également ici, les courants glaciaires accélèrent, et l’eau de fonte pénètre dans les fissures des glaciers, ce qui les pousse à glisser plus rapidement vers l’océan », a relevé dans un communiqué la scientifique Ruth Mottram, de l’Institut météorologique danois DMI.
« C’est préoccupant, car les masses de glace dans le sud ont un potentiel dramatique concernant la montée du niveau des mers dans nos régions nordiques », a expliqué la chercheuse, qui a signé, dans la revue Nature Geoscience, un article sur la « Groenlandification de l’Antarctique ».

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Champs d'oignons, près de Leamington, Ontario, Canada
Photo : Andrea_44 via Flickr (CC BY 2.0)

23 septembre 2025 - Radio-Canada
L’instabilité des récoltes, une nouvelle normalité

Les changements climatiques rendent les productions agricoles plus instables, avec des rendements qui fluctuent de plus en plus d'une année à l'autre, indique une étude de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).
Pour comprendre ce phénomène, les chercheurs ont combiné les relevés de récoltes mondiaux avec des mesures de température et d'humidité du sol provenant de stations et de satellites.
Selon Jonathan Proctor, professeur adjoint à la Faculté des terres et des systèmes alimentaires de l'UBC et auteur principal de l'étude, trois raisons principales expliquent cette fluctuation des rendements agricoles d'une année à l'autre :
* La hausse des températures * L'instabilité des températures * La codépendance entre les températures et l'humidité

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Vue depuis le Storglaciären sur le glacier avec les deux sommets du Kebnekaise derrière.
Photo : Leonhard Lenz via Wikimedia (CC0 1.0)

22 septembre 2025 - Le Devoir
Huit glaciers suédois ont fondu en 2024

Huit des 277 glaciers en Suède ont entièrement fondu en 2024 et ont désormais disparu à cause du réchauffement climatique, a annoncé lundi le centre de recherche de Tarfala situé dans le nord du pays.
Trente autres glaciers sont en danger, a dit à l’AFP la directrice du centre, la professeure en glaciologie Nina Kirchner.
Les glaciers disparus « ne reviendront pas de notre vivant, et sûrement pas si le réchauffement climatique se poursuit », a-t-elle constaté.
Chaque année, Mme Kirchner et ses collègues de la station de recherche de Tarfala, située près de Kebnekaise, le plus haut sommet de Suède, étudient les images satellites de ces énormes masses de glace, afin de suivre leur évolution.

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Mine 5, sables bitumineux, Shell Jackpine
Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)

22 septembre 2025 - Le Devoir
Les énergies fossiles canadiennes menacent le climat mondial, selon un rapport

Le Canada et d’autres importants pays producteurs de combustibles fossiles compromettent les efforts mondiaux pour atteindre des objectifs clés de lutte contre le changement climatique, selon un nouveau rapport international. Les niveaux de production d’ici 2030 devraient être de plus du double de ce que visait l’Accord de Paris.
Si certains pays se sont engagés dans une transition vers les énergies propres, d’autres semblent revenir « à une stratégie obsolète, dépendante des combustibles fossiles », selon le rapport.
« L’échec collectif persistant des gouvernements à freiner la production de combustibles fossiles et à réduire les émissions mondiales signifie que la production future devra diminuer plus fortement pour compenser », indique le rapport sur l’écart de production, produit par trois organismes de recherche sur le climat.

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18 septembre 2025 - Le Devoir
La cible climatique du Canada est hors d’atteinte en raison des énergies fossiles

Malgré les promesses répétées, le gouvernement fédéral est toujours loin de faire le nécessaire pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), constate l’Institut climatique du Canada. L’organisme soutient d’ailleurs que les reculs annoncés par Ottawa et le soutien aux énergies fossiles compromettent toute la lutte contre la crise du climat, qui représente pourtant une menace grandissante.
Selon des données « préliminaires » pour 2024 publiées jeudi, les émissions de GES du Canada devraient avoisiner les 694 millions de tonnes (Mt). Si elle se confirme, cette estimation équivaudrait à une stagnation par rapport aux émissions de 2023. « Les données sont formelles : les progrès sont au point mort », résume l’organisme de recherche sur les politiques climatiques.
Selon toute vraisemblance, cela signifie que le Canada ne pourra pas atteindre sa cible de réduction des émissions de GES pour 2030, qui constitue une étape importante vers la carboneutralité, que le fédéral s’est engagé à atteindre à l’horizon 2050 dans le cadre de l’Accord de Paris. Cet objectif doit contribuer aux efforts mondiaux visant à prévenir le naufrage climatique que la science nous prédit présentement.

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Prévisions pluriannuelles de la température moyenne mondiale près de la surface par rapport à 1850-1900
Graphique : Organisation météorologique mondiale

19 septembre 2025 - Le Devoir
L’objectif climatique du 1,5°C «sur le point de s’effondrer»

L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle est « sur le point de s’effondrer », a alerté vendredi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, craignant que les nouveaux plans attendus d’ici la COP30 ne soient pas à la hauteur.
Les objectifs climatiques pour 2035 des pays signataires de l’Accord de Paris, aussi appelés Contributions déterminées au niveau national (NDC en anglais), étaient initialement attendus il y a plusieurs mois. Mais les incertitudes liées aux tensions géopolitiques et aux rivalités commerciales ont ralenti le processus.
À moins de deux mois de la COP30 au Brésil, les nouveaux plans de dizaines de pays tardent à être annoncés, notamment ceux de la Chine et de l’Union européenne, puissances considérées comme des pivots dans l’avenir de la diplomatie climatique.

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Le cycle de l’eau
Image : toony via Wikimedia (GFDL 1.2)

18 septembre 2025 - lapresse.ca
Le cycle de l’eau « de plus en plus perturbé et extrême », alerte l’ONU

Oscillant entre déluge et sécheresse, le cycle de l’eau est « de plus en plus perturbé et extrême », avec des répercussions en cascade sur les sociétés, a alerté jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une institution de l’ONU.
« Les ressources mondiales en eau sont soumises à une pression croissante face à une demande croissante, et parallèlement, nous constatons une intensification des phénomènes extrêmes liés à l’eau », a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, au cours d’une conférence de presse.
Le rapport de l’OMM sur l’état des ressources en eau dans le monde montre clairement que le cycle de l’eau est « de plus en plus perturbé et extrême » avec des répercussions sur de nombreux secteurs comme les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, la santé et l’activité économique en général, a-t-elle ajouté.

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Carte topographique des mers nordiques et des bassins subpolaires avec circulation schématique des courants de surface (courbes pleines) et des courants profonds (courbes pointillées) qui forment une partie de la circulation méridionale de retournement de l'Atlantique
Carte : R. Curry, Woods Hole Oceanographic Institution/Science/USGCRP (CC BY 3.0)

31 août 2025 - lapresse.ca
Système de courants océaniques. L’effondrement de l’AMOC inquiète les scientifiques

Des réductions rapides des émissions de gaz à effet de serre s’imposent pour éviter l’effondrement de l’AMOC, un important système de courants océaniques, selon une nouvelle étude scientifique.
L’effondrement de l’AMOC constituerait une catastrophe, dont on peine à mesurer les impacts, et l’étude publiée dans l’Environmental Research Letters jeudi avance qu’un tel scénario est plus probable que ce que l’on croyait.
« Les simulations montrent que le point de bascule dans les principales mers de l’Atlantique Nord se produit généralement au cours des prochaines décennies, ce qui est très inquiétant », a écrit Stefan Rahmstorf, océanographe et climatologue allemand, coauteur de l’étude.

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Observatoire orbital du carbone (OCO)-2 de la NASA
Photo : NASA/JPL-Caltech via Wikimedia (CC0)

22 août 2025
Philippe Mercure, chroniqueur, lapresse.ca
Satellites de la NASA - Un acte de sabotage signé Trump

« C’est… c’est… c’est vraiment pathétique. C’est une catastrophe. »
Au bout du fil, le professeur Philippe Gachon, expert en climatologie de l’UQAM, n’en revient pas.
Moi non plus. Nous sommes en train de discuter de la dernière idée de Donald Trump. Une idée absolument ahurissante.
Trump veut délibérément saboter deux satellites de la NASA qui mesurent les quantités de CO2 dans l’atmosphère. Deux machines de haute technologie qui ont coûté des centaines de millions de dollars à construire, qui fonctionnent de façon admirable et qui ont encore plusieurs années de service devant elles.
L’un des deux satellites, appelé OCO-3, est fixé à la Station spatiale internationale. La Maison-Blanche souhaite l’éteindre et le laisser pendouiller là, inactif.

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La côte antarctique au voisinage de Port-Martin, en terre Adélie
Photo : Pepys via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

20 août 2025 - lapresse.ca
Antarctique. Des changements « abrupts » en cours, alertent des chercheurs

L’Antarctique semble soumis à une série de changements « abrupts » qui se renforcent mutuellement, aux conséquences potentiellement catastrophiques pour le monde entier, alertent des chercheurs dans une étude publiée mercredi dans la revue Nature.
Les scientifiques, pour la plupart basés en Australie, soulignent « l’émergence de preuves de changements rapides » dans l’environnement antarctique : recul de la banquise, ralentissement d’un courant océanique, fonte de la calotte glaciaire et menaces pour certaines espèces comme les manchots empereurs.
« L’Antarctique montre des signes inquiétants de changement du point de vue de la glace, de l’océan et des écosystèmes. Certains de ces changements abrupts seront difficiles à arrêter et auront des effets pour les générations à venir », résume pour l’AFP Nerilie Abram, chercheuse à l’Université nationale australienne et auteure principale de l’étude.

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Incendie en forêt méditerranéenne
Photo : ©Penet Yves / ONF

12 août 2025 - Le Devoir
Sous un dôme de chaleur, l’Europe se bat contre les incendies

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique, notamment dans la péninsule ibérique, où des milliers d’évacuations ont eu lieu.
Des alertes rouges de canicule ont été déclenchées en Italie, en France, au Portugal, dans les Balkans ou encore en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie (Aemet) a annoncé que la canicule allait se prolonger « probablement » jusqu’à lundi.
Dans ce pays, où plusieurs dizaines d’incendies sont actuellement actifs, un volontaire est mort en participant à la lutte contre un feu dans la région de León (nord-ouest). Dans la nuit de lundi à mardi, un autre homme a péri brûlé dans un incendie à Tres Cantos, une localité située à peine 25 km au nord de Madrid.

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Algues envahissantes au lac Brôme, Québec
Photo : Association pour la Protection du GLSF

7 août 2025 - Le Devoir
Multiplication «généralisée» des algues dans les lacs du Canada

Les lacs d’autrefois ont bien changé. Aux eaux claires a succédé une surabondance d’algues. Le constat, souligné dans un nouvel article scientifique, est sans équivoque : la production de matière organique grâce à la photosynthèse s’est multipliée par sept dans les lacs canadiens après les années 1960. Et les changements climatiques en seraient la cause principale.
« On savait depuis longtemps que les nouveaux apports anthropiques de nutriments pouvaient augmenter la production d’algues dans les lacs. Maintenant, on dispose de la preuve que le réchauffement du climat y contribue aussi », explique Irene Gregory-Eaves, professeure de biologie à l’Université McGill et autrice de la nouvelle étude.
Le projet, un effort de plusieurs années mené par des scientifiques des principales universités du Québec, repose sur des échantillons de sédiments prélevés au fond de 80 lacs situés d’un bout à l’autre du Canada. Dans ces « carottes » boueuses, les chercheurs arrivent à déceler les traces de la vie marine d’autrefois.

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Atterrissage turbulent du Boeing 737-800 de Ryanair
Photo : Ronnie Macdonald via Wikimedia (CC BY 2.0)

3 août 2025 - Radio-Canada
Les turbulences en avion plus fréquentes à cause des changements climatiques

En raison des changements climatiques, les turbulences en avion deviennent de plus en plus fréquentes, voire plus violentes, soutiennent les experts. Cette tendance à la hausse force le secteur aéronautique à améliorer la conception des avions et la précision des radars.
Mercredi dernier, une turbulence majeure a forcé l'atterrissage d'urgence à l'aéroport de Minneapolis–Saint-Paul d'un avion de la compagnie Delta Air Lines à destination d'Amsterdam. Au total, 25 personnes ont dû être transportées à l'hôpital.
Selon Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire de l’aéronautique et de l’aviation civile et professeur à l’Université du Québec à Montréal, le nombre de ce type de turbulences « est en augmentation importante avec le changement climatique ».

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Prévisions pluriannuelles de la température moyenne mondiale près de la surface par rapport à 1850-1900
Graphique : Organisation météorologique mondiale

30 juillet 2025 - AFP Factuel
Le réchauffement climatique est bien lié aux activités humaines 

La désinformation sur le climat reste omniprésente sur les réseaux sociaux, malgré le large consensus scientifique, basé sur des milliers d'études, qui établit que le dérèglement climatique est dû aux émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. En juillet 2025, des internautes ont rediffusé une intervention de l'essayiste et journaliste Olivier Postel-Vinay sur la chaîne CNews, dans laquelle il assurait que le réchauffement actuel n'a rien d'inédit mais serait "standard" et que les climatologues ne seraient "pas en mesure de distinguer qui est dû aux activités humaines et ce qui est dû à la nature". Des allégations régulièrement démenties par les données et les scientifiques.

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The White House, Washington, DC
Photo : ©Ad Meskens via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

29 juillet 2025 - Radio-Canada
Le gouvernement Trump recule sur la régulation des émissions de gaz à effet de serre

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi revenir sur une décision clé pour la régulation des émissions de gaz à effet de serre, mettant encore un peu plus à mal la lutte contre le changement climatique aux États-Unis.
« Si elle est finalisée, l'annonce d'aujourd'hui serait la plus grande mesure de dérégulation de l'histoire des États-Unis », s'est félicité Lee Zeldin, le patron de l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA), depuis une concession automobile d'Indianapolis, dans le nord du pays.
Soutenu par les industries fossiles, le président américain a depuis son retour au pouvoir en janvier multiplié les mesures hostiles à la lutte contre le réchauffement climatique.

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Cour Internationale de Justice

23 juillet 2025 - Radio-Canada
La Cour internationale de justice ouvre la voie aux « réparations » climatiques

Les États qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte « illicite » et pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus touchés, conclut mercredi la Cour internationale de justice dans un avis consultatif qui a dépassé les attentes des défenseurs du climat.
La plus haute juridiction de l'ONU, basée à La Haye, établit à l'unanimité dans cet avis, initialement demandé par des étudiants de l'archipel du Vanuatu, une interprétation juridique du droit international, dont des législateurs, des avocats et des juges du monde entier peuvent désormais se saisir pour changer les lois ou attaquer en justice les États pour leur inaction.
« Il s'agit d'une victoire pour notre planète, pour la justice climatique et pour la capacité des jeunes à faire bouger les choses. »
  Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, dans un communiqué
Radieux, le ministre du climat du Vanuatu, Ralph Regenvanu, a confié à l'AFP sa surprise de voir « tant de choses inattendues » et positives dans les conclusions des juges. « Nous utiliserons évidemment ces arguments dans nos discussions avec les pays qui émettent le plus de gaz » à effet de serre, affirme-t-il.

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Tourbière ombrotrophe dans la plaine côtière près de Havre-Saint-Pierre, Québec, Canada
Photo : Cephas via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

19 juillet 2025 - Radio-Canada
Les tourbières, alliées insoupçonnées contre la crise climatique

Les tourbières du Québec emmagasinent dans leurs sols spongieux des milliards de tonnes de carbone qui se retrouveraient autrement dans l'atmosphère et qui contribueraient au réchauffement de la planète. L'étalement urbain a fragmenté ces milieux – et les menace encore aujourd'hui – sans qu'on sache ce qui leur arrive réellement lorsqu'ils sont drainés pour faire place à une autoroute, à un dépotoir ou à un quartier. Mais plus pour longtemps.
Sur les troncs, de petits monticules couvrent la base des épinettes et des mélèzes. La sphaigne s'entasse et s'élève. Elle colonise le paysage d'un dense tapis qui s'enfonce et reprend forme, effaçant la trace de ceux qui passent.
Les étudiants de Michelle Garneau, spécialiste de la dynamique du carbone, la devancent et se fraient un chemin entre les branches, attentifs à la présence de petites fleurs aux délicats pétales en cœur qu'ils évitent d'écraser.

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Soleil accablant, canicule
Photo : (CC 0)

10 juillet 2025 - Le Devoir
Les changements climatiques ont fait 1500 morts lors de la récente canicule en Europe

Le changement climatique causé par l’homme a été responsable de la mort d’environ 1500 personnes lors de la vague de chaleur qui a frappé l’Europe la semaine dernière, selon une étude rapide sans précédent.
Ces 1500 personnes « sont mortes uniquement à cause du changement climatique, elles ne seraient donc pas décédées si nous n’avions pas brûlé du pétrole, du charbon et du gaz au cours du siècle dernier », a assuré Friederike Otto, coauteure de l’étude et climatologue à l’Imperial College de Londres.
Les scientifiques de l’Imperial College et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine ont utilisé des techniques évaluées par des pairs pour calculer qu’environ 2300 personnes dans 12 villes sont probablement mortes à cause de la chaleur lors de la vague de températures élevées de la semaine dernière, près des deux tiers d’entre elles étant décédées à cause des degrés supplémentaires que le changement climatique a ajoutés à la chaleur naturelle de l’été.

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9 juillet 2025 - lapresse.ca
Réchauffement climatique en Europe La récente canicule jusqu’à 4 °C plus chaude

Le changement climatique causé par la combustion des énergies fossiles a rendu la récente vague de chaleur dans l’ouest de l’Europe jusqu’à 4 °C plus chaude dans de nombreuses villes, exposant des milliers de personnes vulnérables à un stress thermique dangereux, selon une « étude rapide » publiée mercredi.
Entre fin juin et début juillet, les températures ont largement dépassé les 40 °C dans de nombreux pays européens, lors d’une exceptionnelle et précoce vague de chaleur, qui a déclenché de nombreuses alertes sanitaires. « Nous estimons que le réchauffement climatique a amplifié la vague de chaleur d’environ 2 à 4 °C dans la plupart des villes » étudiées, notamment Paris, Londres et Madrid, a déclaré Ben Clarke de l’Imperial College de Londres, qui a mené cette étude avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

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Éoliennes à Cap-Chat, Québec, Canada
Photo : Denis-Carl Robidoux via Flickr (CC BY-NC 2.0)

9 juillet 2025 - lapresse.ca
Objectif de carboneutralité d’ici 2050. Des « changements profonds » en infrastructures seront requis

Le Canada devra au minimum doubler sa production d’électricité pour respecter sa promesse d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, révèle un rapport de l’Institut de l’énergie Trottier obtenu par La Presse.
L’électrification massive de l’économie nécessitera des changements majeurs et rapides dans les infrastructures du pays, notamment en matière de transport, de réseau électrique, de réfection de bâtiments et de captation du carbone.
La demande en électricité sera si forte « qu’on ne pourra pas économiser ça en diminuant notre consommation. Il faut commencer à bâtir dès maintenant [de la nouvelle production électrique] », dit en entrevue Simon Langlois-Bertrand, cosignataire avec Normand Mousseau de ce rapport sur les infrastructures. Il a été rendu public ce mercredi.
Dans la modélisation réalisée par les chercheurs, la consommation annuelle d’énergie de sources fossiles devra diminuer de 85 % et la production électrique augmenter de 95 %, si le Canada désire atteindre son objectif.

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Sécheresse"
Photo : arbyreed via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

2 juillet 2025 - Le Devoir
L’ONU lance l’alerte sur les «souffrances extrêmes» provoquées par les sécheresses dans le monde

Alimentées par la crise climatique, les sécheresses records qui ont frappé la planète au cours des dernières années ont provoqué des « souffrances extrêmes » qui ont particulièrement affecté les plus vulnérables de la planète, conclut un rapport international publié mercredi. Mais le pire est à venir, à moins que des mesures d’adaptation soient mises en place dès maintenant.
« La sécheresse n’est plus une menace lointaine. Elle est là, elle s’intensifie et exige une coopération mondiale urgente. Quand énergie, nourriture et eau viennent à manquer en même temps, les sociétés vacillent. C’est la nouvelle réalité à laquelle il faut se préparer », a résumé mercredi Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, par voie de communiqué.
« La sécheresse est un tueur silencieux. Elle s’installe insidieusement, épuise les ressources et détruit les vies lentement. Les cicatrices qu’elle laisse sont profondes », a-t-il également illustré.

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Soleil accablant, canicule
Photo : (CC 0)

1er juillet 2025 - Radio-Canada
Des millions d’Européens subissent une canicule précoce exceptionnelle

Avant même le cœur de l'été, des températures dépassant parfois 40  C étouffent mardi des millions d'Européens, mettant à l'épreuve des populations encore peu habituées à de telles chaleurs, comme dans la région parisienne en France, en Belgique et aux Pays-Bas.
Ces fortes chaleurs, qualifiées de « tueuses silencieuses » par l'ONU, ont aussi poussé les autorités du Portugal, de la Croatie, de la Grèce, de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse à alerter leurs populations.
« Du fait du réchauffement climatique provoqué par l'homme, la chaleur extrême devient plus fréquente et plus intense. C'est une chose avec laquelle nous devons apprendre à vivre. »
  Une citation de Clare Nullis, porte-parole de l'Organisation météorologique mondiale
Ce 1er juillet prolonge une tendance hors norme enregistrée au mois de juin, le plus chaud jamais mesuré à la surface de la mer Méditerranée ainsi qu'en Angleterre ou encore en Espagne, où le record de 2017 a été pulvérisé, a annoncé l'agence météorologique espagnole.

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Glacier du Rhone
Photo : Bernard Blanc via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

25 juin 2025 - Radio-Canada
Les glaciers suisses commencent à ressembler à du fromage suisse

Les changements climatiques semblent transformer certains glaciers suisses en fromage suisse : pleins de trous.
Matthias Huss, membre du groupe de surveillance des glaciers GLAMOS, a donné un aperçu du glacier du Rhône, qui alimente le fleuve éponyme traversant la Suisse et la France pour se jeter dans la Méditerranée.
Il a partagé ses observations avec l'Associated Press ce mois-ci, alors qu'il effectuait une randonnée sur l'étendue glacée pour une première « mission de maintenance » estivale visant à surveiller son état de santé.
L'état des glaciers suisses a été mis en évidence de manière frappante et dramatique aux yeux de la communauté internationale le mois dernier, lorsqu'une coulée de boue provenant d'une montagne alpine a submergé le village de Blatten, dans le sud-ouest du pays. Le glacier Birch, situé sur la montagne, qui retenait une masse rocheuse près du sommet, a cédé, provoquant une avalanche dans le village en contrebas.

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

18 juin 2025 - Le Devoir
L’humanité sur le point de dire adieu à un avenir climatique sécuritaire

Notre incapacité collective à réduire notre dépendance aux énergies fossiles et notre manque d’ambition dans la lutte contre la crise climatique sont en voie de ruiner les chances de limiter les dérèglements du climat à un seuil sécuritaire, préviennent une soixantaine de scientifiques dans une nouvelle étude internationale. Dans ce contexte, ils soulignent que l’ajout de projets pétroliers et gaziers ne fera qu’aggraver la situation.
En signant l’Accord de Paris sur le climat, en 2015, la communauté internationale s’est engagée à tout mettre en œuvre pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, afin de réduire le plus possible les conséquences de la pire crise environnementale de l’histoire de l’humanité. Mais pour y parvenir, il aurait été urgent de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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Corail dégradé par la chaleur dans l'Ouest de l'Australie
Photo : ARC Centre of Excellence for Coral Reef Studie (CC BY-ND 2.0)

2 juin 2025 - lapresse.ca
Que se passera-t-il après la mort des coraux ?

L’avenir des récifs coralliens est assez clair pour la science : à 1,5 °C de réchauffement climatique, seuil que la planète est désormais quasi-certaine de franchir, la plupart des coraux devraient mourir.
« J’aimerais que la réalité soit différente », mais il faut anticiper cette nouvelle réalité « plutôt que de s’accrocher au passé », reconnaît pour l’AFP le chercheur kényan David Obura, président de l’IPBES, le groupe de scientifiques spécialistes de la biodiversité sous l’égide de l’ONU.
« C’est douloureux d’imaginer que tous les récifs coralliens pourraient véritablement mourir », réagit Melanie McField, experte des récifs caribéens, qui décrit « une sorte de stress prétraumatique » parmi ses collègues.

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Soleil accablant, canicule
Photo : (CC 0)

30 mai 2025 - lapresse.ca
La moitié de l’humanité a subi un mois supplémentaire de canicule, selon une étude

Ses résultats soulignent à quel point l’utilisation continue de combustibles fossiles nuit à la santé et au bien-être sur tous les continents, les effets étant particulièrement méconnus dans les pays en développement, estiment les chercheurs.
« Avec chaque baril de pétrole brûlé, chaque tonne de dioxyde de carbone libérée et chaque fraction de degré de réchauffement, les vagues de chaleur toucheront davantage de personnes », note Friederike Otto, climatologue à l’Imperial College de Londres et coauteur du rapport.
L’analyse, réalisée par des scientifiques de la World Weather Attribution, de Climate Central et du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a été publiée avant la Journée mondiale d’action contre la chaleur le 2 juin, dédiée cette année aux dangers de l’épuisement causé par les vagues de chaleur.

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Prévisions pluriannuelles de la température moyenne mondiale près de la surface par rapport à 1850-1900
Graphique : Organisation météorologique mondiale

28 mai 2025 - Le Devoir
Un réchauffement toujours inédit prédit pour les cinq prochaines années par l’ONU

Le réchauffement moyen de la planète devrait dépasser de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels sur la période 2025-2029, a prédit mercredi avec une certitude de 70 % l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU.
La planète devrait donc rester à des niveaux historiques de réchauffement après les deux années les plus chaudes jamais mesurées (2023 et 2024), et même la décennie la plus chaude, conclut le Service météorologique du Royaume-Uni (Met Office) à partir des prévisions de dix centres internationaux, dans un rapport publié par l’OMM.
« Nous venons de vivre les dix années les plus chaudes jamais enregistrées. Malheureusement, ce rapport de l’OMM ne laisse entrevoir aucun répit », a résumé la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Ko Barrett.

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Marché du carbone
Graphique : Caisse des dépôts et consignations (CDC)

26 mai 2025
Philippe Mercure, chroniqueur, lapresse.ca
Marché du carbone - La fin du consensus

Douze ans. C’est le temps qu’aura duré le consensus autour du marché du carbone au Québec. Un consensus qui vient d’éclater dans la foulée de l’abandon de la taxe carbone fédérale. Dommage ? Certainement. Mais il y a peut-être aussi là une occasion à saisir.
Élaboré sous les libéraux de Jean Charest. Inauguré sous les péquistes de Pauline Marois. Soutenu par les caquistes de François Legault. Le marché du carbone a fait l’objet d’un fort et durable consensus depuis sa création, en 2013. Pendant plus d’une décennie, aucun parti politique représenté à l’Assemblée nationale ne l’a contesté. Outre quelques étincelles allumées par le chef conservateur, Éric Duhaime, il n’avait jamais fait de grands remous dans l’espace public. Jusqu’à la semaine dernière, quand Paul St-Pierre Plamondon a donné un coup de pied dans la fourmilière.

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Les poussins de manchots empereurs en mue
Photo : Fguerraz via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

23 mai 2025 - lapresse.ca
Le pouvoir climatique surprenant du guano de manchots

Les manchots, oiseaux emblématiques du pôle Sud, contribuent à la régulation du climat de l’Antarctique, territoire isolé et particulièrement vulnérable au changement climatique, via… leurs excréments, révèle une équipe de chercheurs.
Selon leur étude publiée jeudi dans la revue Communications Earth & Environment, le guano – cocktail d’urine et de matière fécale – de manchots, très riche en ammoniac, contribue à la formation de brouillard et de nuages au-dessus du continent blanc, influant par là sur les températures.
Jusqu’alors méconnu, ce rôle revêt une importance particulière aujourd’hui, alors que l’Antarctique se réchauffe à vitesse grand V sous l’effet du changement climatique, menaçant la survie de cette espèce, pointent les chercheurs.

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Estuiare et golfe du Saint-Laurent
Carte : OpenStreetMap (ODbL)

23 mai 2025 - lapresse.ca
Estuaire et golfe du Saint-Laurent. Un bilan de santé inquiétant

Des eaux qui se réchauffent toujours, une concentration en oxygène à la baisse et un déclin rapide de l’une des plus importantes sources de nourriture pour plusieurs espèces marines. Les scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne ont présenté vendredi un bilan de santé préoccupant pour l’estuaire et le golfe du fleuve Saint-Laurent.
De moins en moins de nourriture
Il s’appelle Calanus hyperboreus. C’est un copépode, un minuscule crustacé qui représente la part la plus importante du plancton, dont se nourrissent plusieurs espèces, dont le hareng, le capelan, le maquereau et aussi la baleine noire. « Son abondance est en chute libre depuis cinq ans environ », explique Marjolaine Blais, scientifique à l’Institut Maurice-Lamontagne, un centre de recherche de Pêches et Océans Canada situé à Mont-Joli. « On a remarqué un déclin de 80 % de son abondance par rapport à la moyenne observée entre 2001 et 2020 pour l’estuaire et le nord-est du golfe. » Le réchauffement des eaux serait la principale cause de son déclin. Conséquence : on se retrouve avec une diminution de l’énergie disponible à la base de la chaîne alimentaire, poursuit Mme Blais.

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Ouragan Milton vu de la Station Spaciale Internationale
Photo : NASA JSC, ISS

23 mai 2025 - Le Devoir
Une saison des ouragans active est attendue dans l’Atlantique

Le nombre de tempêtes tropicales devrait être supérieur à la normale dans l’Atlantique cette année et Environnement et Changement climatique Canada invite la population à se préparer.
Le nombre de tempêtes qui affecteront le Canada atlantique pourrait être plus élevé qu’à l’habitude, mais une saison active ne signifie pas nécessairement qu’on prévoit plus de dommages, a indiqué Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans d’Environnement et Changement climatique Canada.
«On peut avoir une situation où les conditions sont propices à avoir beaucoup de tempêtes dans l’Atlantique, mais où ces tempêtes-là vont aller? Ça, on ne peut pas le prévoir à l’échelle saisonnière», a expliqué le météorologue lors d’une conférence de presse vendredi à Halifax.

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Zone potentiellement exposée aux glissements de terrain (ZPEGT)
Carte : Partenariat Données Québec (CC-BY 4.0)

22 mai 2025 - lapresse.ca
Changements climatiques - Les risques de glissements de terrain accrus

Avec les hivers plus doux et les printemps plus humides, les sols argileux vont devenir plus propices aux glissements de terrain comme celui qui s’est produit mercredi à Sainte-Monique. Aperçu d’un phénomène mouvant.
Sols propices
« Pour avoir un glissement de terrain, ça prend deux choses : un sol qui est assez saturé en eau et qui est meuble, donc prêt à bouger », résume le météorologue Simon Legault, communicateur scientifique chez Ouranos. « Les sols qui ne sont pas bien drainés, comme l’argile, sont des sols qui vont rapidement être saturés, et donc plus susceptibles de bouger quand ils vont atteindre un certain point [ou] être stressés. » Et de l’argile, « à la grandeur de la vallée du Saint-Laurent, il y en a quand même beaucoup, parce que ce sont des dépôts qui sont venus de la mer de Champlain ».

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La perte de forêt primaire tropicale a augmenté de 80 % entre 2023 et 2024
Graphique : World Resources Institute - Global Forest Watch

21 mai 2025 - lapresse.ca
Incendies - La destruction des forêts tropicales à un niveau record

L’équivalent de 18 terrains de football par minute : la destruction des forêts vierges tropicales a atteint l’an dernier un niveau record depuis au moins vingt ans, en raison des incendies alimentés par le changement climatique et d’une situation qui se dégrade de nouveau au Brésil.
Les régions tropicales ont perdu l’an dernier 6,7 millions d’hectares de forêt primaire, une superficie quasi équivalente à celle du Panama, au plus haut depuis le début de la collecte des données en 2002 par l’observatoire de référence Global Forest Watch, élaboré par le groupe de réflexion américain World Resources Institute (WRI) avec l’université du Maryland.
Le chiffre, en hausse de 80 % par rapport à 2023, « équivaut à la perte de 18 terrains de football par minute », a souligné Elizabeth Goldman, codirectrice de l’observatoire.
Les incendies sont responsables de près de la moitié de ces pertes, devant l’agriculture pour la première fois.

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Fonte des calottes glaciaires
Photo : Gerald Simmons via Flickr (CC BY 2.0)

20 mai 2025 - Le Devoir
Un réchauffement de 1,5 °C est trop élevé pour les calottes glaciaires, avertit une étude

La montée du niveau des océans mettra à rude épreuve la résilience de l’humanité d’ici la fin du siècle et au-delà, même si le réchauffement planétaire ne dépasse pas 1,5 °C, alertent mardi des chercheurs.
Le niveau des océans a augmenté de 20 centimètres entre 1901 et 2018. Toutefois, ce qui intéresse les auteurs d’une étude, est le rythme auquel ce niveau augmente à travers les années. Si la tendance actuelle se poursuit, ce rythme, qui a déjà doublé en trois décennies, pourrait encore être multiplié par deux d’ici 2100 pour atteindre 1 centimètre par an, selon un article scientifique paru dans la revue Communications Earth & Environment.
« Limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C », soit l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris de 2015, « serait une réussite majeure » et permettrait d’éviter de nombreuses conséquences climatiques désastreuses. « Mais même si cet objectif est respecté, l’élévation du niveau de la mer risque de s’accélérer à des rythmes auxquels il sera très difficile de s’adapter », estime auprès de l’AFP Chris Stokes, auteur principal de l’étude.

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Grossesse
Photo : SophieBlanche via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

14 mai 2025 - lapresse.ca
Réchauffement climatique - Des grossesses de plus en plus risquées

Les fortes chaleurs, de plus en plus fréquentes à cause du réchauffement climatique, ne menacent pas que les personnes âgées. Elles augmentent aussi les risques pour les femmes enceintes et leurs bébés, un phénomène de mieux en mieux décrypté par les scientifiques.
« Le changement climatique accroît les risques liés à la grossesse dans le monde entier en raison de la chaleur extrême », résume mercredi le rapport d’une ONG de référence basée aux États-Unis, Climate Central, relayé en France par l’association Conséquences.
Ses auteurs ont cherché à mesurer à quel point l’exposition des femmes enceintes à une chaleur excessive avait augmenté à travers le monde depuis les années 2020, et dans quelle mesure cette progression est liée au réchauffement climatique.
Au final, « dans la plupart des pays – 221 –, le changement climatique a au moins doublé le nombre moyen de jours d’extrême chaleur à risque pour la grossesse chaque année », conclut cette analyse.

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Émissions de méthane liées à l'énergie déclarées à la CCNUCC et aux estimations de l'AIE
Graphique : IEA (CC BY 4.0)

7 mai 2025 - Le Devoir
Les émissions de méthane des énergies fossiles se maintiennent à des niveaux records

Les émissions de méthane liées au secteur des énergies fossiles sont restées en 2024 à des niveaux proches des records historiques, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié mercredi, qui alerte sur une hausse des rejets massifs de gaz à effet de serre très puissant issus d’installations pétrogazières.
En 2024, la production record du secteur de l’industrie fossile (gaz, pétrole, charbon) a été responsable du rejet dans l’atmosphère de plus de 120 millions de tonnes de méthane, proche du record atteint en 2019, selon la nouvelle édition de ce « Global Methane Tracker ».
Le méthane, deuxième gaz à effet de serre le plus commun après le CO2, est la molécule du gaz naturel qui s’échappe des gazoducs, des vaches ou des déchets.

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Anomalies de la température de l'air à la surface du globe pour avril
Graphique : Copernicus C3S/ECMWF

7 mai 2025 - lapresse.ca
Mois d’avril - Les températures mondiales toujours au-dessus de 1,5 °C de réchauffement

Les températures mondiales sont restées à des niveaux historiquement élevés en avril, poursuivant une série de près de deux ans de chaleur inédite sur la planète qui agite le milieu scientifique sur la vitesse du réchauffement climatique.
Au niveau mondial, avril 2025 se classe deuxième plus chaud derrière avril 2024, selon l’observatoire européen Copernicus, qui se fonde sur des milliards de mesures issues de satellites, stations météo et autres outils.
Le mois dernier prolonge ainsi une série ininterrompue de records ou quasi-records de températures qui dure depuis juillet 2023, soit bientôt deux ans.
Depuis lors, à une exception près, tous les mois ont été au moins 1,5 °C plus chauds que la moyenne de l’ère préindustrielle (1850-1900).

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Port de Monte-Carlo et circuit du Grand Prix
Photo : Mike Norton (CC BY 2.0)

7 mai 2025 - lapresse.ca
Les 10 % les plus riches responsables de deux tiers du réchauffement climatique

Les 10 % des personnes les plus riches de la planète sont responsables des deux tiers du réchauffement climatique depuis 1990, selon une étude quantifiant pour la première fois l’impact de la concentration des richesses privées sur les évènements climatiques extrêmes.
« Nous établissons un lien direct entre l’empreinte carbone des individus les plus riches et les impacts climatiques », a déclaré à l’AFP Sarah Schongart de l’université de Zurich, autrice principale de cette étude publiée mercredi dans Nature Climate Change. « On passe ainsi de la comptabilité des émissions carbone à la responsabilité climatique », a-t-elle ajouté.
Les émissions des 10 % des personnes les plus riches en Chine et aux États-Unis, qui représentent à eux seuls près de la moitié de la pollution mondiale liée au carbone, ont chacune multiplié par deux ou trois les extrêmes de chaleur, indique l’étude.
Et par rapport à la moyenne mondiale, 1 % des plus fortunés ont contribué 26 fois plus aux vagues de chaleur centennales, et 17 fois plus aux sécheresses en Amazonie.

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Mishta-Mishkutshipalu Tshishik
Photo : Mishta-Mishkutshipalu Tshishik, Territoire et ressources Pessamit

6 mai 2025 - Le Devoir
La culture innue menacée par la crise climatique

Après les conséquences dramatiques de la colonisation et les effets de l’exploitation industrielle de leur territoire, les Innus font plus que jamais face à la crise climatique, qui menace directement leur mode de vie traditionnel, et donc leur culture plusieurs fois millénaire et étroitement liée au Nitassinan, leur territoire ancestral.
Dans le Nutshimit, soit « l’intérieur des terres » en langue innue, les dérèglements du climat se font déjà sentir de manière « alarmante », prévient l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, dans sa préface de l’atlas Mishta-Mishkutshipalu Tshishik, dont le titre signifie « Le temps qui change ».
« On pense notamment aux incendies de forêt qui ont touché nos terres et nos communautés en 2023. Ces bouleversements hypothèquent notre avenir, mais surtout celui des générations dont le bien-être dépend presque entièrement des actions que nous posons aujourd’hui », souligne aussi M. Picard, en évoquant la vulnérabilité des Premières Nations face au « gouffre climatique » prédit par la communauté scientifique depuis des années.

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Opinions sur le climat partagées dans les 10 émissions en ligne les plus populaires
Graphique : Yale Climate Connections (CC BY-NC-ND 4.0)

3 mai 2025 - lapresse.ca
Désinformation - Le déni climatique 2.0

Une nouvelle forme de déni climatique gagne en popularité sur les plateformes en ligne les plus populaires au Canada et aux États-Unis. Un écosystème dominé principalement par des influenceurs de droite, dont les cotes d’écoute explosent depuis quelques années.
Selon le service de nouvelles Yale Climate Connections, affilié à l’Université Yale, 8 des 10 émissions en ligne les plus populaires aux États-Unis diffusent de fausses informations sur les changements climatiques. On retrouve dans cette liste des émissions balados comme celles animées par Joe Rogan, Ben Shapiro, Jordan Peterson, Russel Brand et Charlie Kirk, qui rejoignent des millions d’auditeurs, surclassant même plusieurs grands médias de référence aux États-Unis. The Joe Rogan Experience trône en tête de liste avec 39,9 millions d’auditeurs, selon un classement établi par Media Matters for America, une organisation sans but lucratif qui fait une veille des médias américains.

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Biomass burning aerosol
Plaque commémorative va être installée en souvenir du glacier Ok

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Clipart «Planète...» BSGSTUDIO via all-free-download.com (édité)